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La technologie blockchain peut-elle aider à rendre les océans plus propres et à améliorer les pratiques de gestion des déchets ?

Source: OMX
La technologie blockchain peut-elle aider à rendre les océans plus propres et à améliorer les pratiques de gestion des déchets ?

GENÈVE, 19 nov. 2019 (GLOBE NEWSWIRE) -- Le nombre de domaines d'application de la technologie blockchain a augmenté de manière drastique au cours des dix dernières années. Cette technologie était jusqu'ici utilisée avant tout comme support de paiement. Elle fournit en effet un moyen sûr, rapide et transparent pour collecter et transférer des fonds d'un endroit à l'autre de la planète. L'adoption de cette nouvelle technologie dépasse maintenant le domaine des paiements, et la blockchain est déployée en tant que support de collecte des données, outil de vérification des documents d'identité, protocole pour le transfert des fichiers, etc.

La blockchain est aussi utilisée dans le domaine de l'écologie et du développement durable. Dans le secteur maritime, toutes les données relatives aux navires, telles que les itinéraires, les niveaux de carburant et les déversements, sont collectées à la main avant d'être transcrites dans une langue non uniforme.  La complexité de ce processus crée des obstacles à la prestation de services de qualité pour la gestion des déchets, en diminuant l'efficacité de ces services.

Une société basée en Slovénie, Carbon Offset Initiative (COI), vise à exploiter la puissance de la blockchain dans le but de réduire la quantité de déchets. Elle a mis au point des solutions matérielles et logicielles qui permettent de surveiller, d'analyser et de gérer les déchets rejetés par les gros cargos.

La blockchain de COI est basée sur le protocole Ethereum. Elle utilise des « smart contracts » (littéralement « contrats intelligents ») pour vérifier les transmissions de données et les transactions de paiement. En utilisant des données satellite, chaque paramètre surveillé peut être définitivement stocké dans la blockchain publique, ce qui le rend pratiquement impossible à falsifier. Tous les utilisateurs de la chaîne, qu'il s'agisse par exemple des exploitants de navires ou encore des centres de recyclage, pourraient tirer profit de la blockchain grâce à une réduction des coûts du carburant, et sur le plan de l'incinération des huiles, de la gestion des slops (les slops, générés par les navires, sont des composés riches en hydrocarbures), et des arrangements entre parties.

Le matériel comprend différents capteurs, y compris des capteurs de vibrations, des appareils photo et des lasers. Ces capteurs seront installés sur les navires et assureront le suivi en temps réel de la qualité et de la quantité de pétrole dans les soutes et les réservoirs à slops. Le taux d'humidité, la température, la consommation de carburant et les itinéraires seront également enregistrés et envoyés directement aux centres de données du cloud par une liaison satellite.

En 2017, les entreprises à l'origine de ce projet, Clean Sea Services et Urban Management, ont discuté d'un partenariat potentiel et Carbon Offset Initiative a été établie en 2018.  Fondée par Jean-Christophe Vautrin, professeur à l'EU Business School (EUBS) et Vuk Bjelajac, ancien élève de l'EUBS, cette société place la barre haut en mettant en place l'initiative ambitieuse visant à réduire l'empreinte carbone du secteur maritime de manière drastique. Les membres de l'équipe de COI, parmi lesquels des enseignants et des étudiants de l'EUSB, possèdent une connaissance et une expertise considérables de ce secteur.

COI a lancé une collecte de fonds ICO, ouverte à quasiment tout un chacun à travers le monde. L'entreprise organisera par ailleurs sa première session IEO sur la plateforme d'échanges P2PB2B le 25 novembre 2019, en parallèle avec l'ICO.